Les
Traditions Sénégalaises
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LES
FUNERAILLES
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Pour l'ensemble des Sénégalais, musulmans, animistes ou catholiques, la mort marque la fin d'une étape, mais non pas de la vie. Au contraire, la mort est le début de la vie éternelle, vie dont les réjouissances sont sans commune mesure avec les petits bonheurs que l'on peut éprouver sur terre. Bien sur, l'accès à cette vie supérieure est conditionnée par nos actes dans la vie ici-bas : la crainte de ce qui nous attend dans l'autre monde implique donc un certain comportement. Chaque peuple du Sénégal a une manière particulière de célébrer ce passage. Chez les Diola, les cérémonies funéraires diffèrent selon que la personne est âgée ou jeune. Pour la mort d'une vieille personne, le deuil est célébré par de grandes festivités pendant trois jours. Par contre, s'il s'agit d'un jeune initié, les fêtes font place à un grand silence en hommage à celui qui n'a pas pu vivre longtemps. Chez
les Soninké,
la mort n'est pas silencieuse. Les pleureuses, femmes dont la fonction
est d'assurer les sanglots lors des décès, pleurent la vie
du défunt en la magnifiant. C'est une manière d'assurer
la mémoire de celui qui part. Le mort est nettoyé à
l'eau chaude, appelé en soninké "eaux amères",
selon un rituel musulman et sous la direction d'un marabout.
Il est ensuite vêtu d'un linceul blanc ou habillé, puis mené
au cimetière ou enterré dans la concession même, selon
sa position sociale. Les défunts issus de clans puissants sont
le plus souvent enterrés dans leur concession, afin de protéger
leur dépouille. La famille redoute en effet que ses adversaires
viennent prendre les os de la fesse, risquant alors de décimer
le clan entier. |
Mise
à jour:
11 mai, 2003
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